Le dépar­te­ment de géogra­phie: une histoire de chan­ge­ments

Le dépar­te­ment de géogra­phie : une histoire de chan­ge­ments

Après une présence impo­sante au jubilé de l’éta­blis­se­ment, le dépar­te­ment de géogra­phie de l’Uni­ver­sité de Montréal célé­brait son 70e anni­ver­saire en 2018. La commu­nauté dépar­te­men­tale entre­tient un très fort lien avec le pavillon qu’elle occupe depuis main­te­nant 38 ans, mais qu’elle s’ap­prête à quit­ter à l’au­tomne prochain pour le MIL.

Une des nombreuses lettres écrites par Claude Manza­gol, direc­teur du dépar­te­ment de géogra­phie de l’époque. Le démé­na­ge­ment n’aura pas été chose simple.

Avant d’être logé au Stra­th­cona, le dépar­te­ment était situé dans le pavillon Jean-Brillant. Claude Marois, profes­seur au dépar­te­ment, a pu suivre tous les chan­ge­ments qui sont surve­nus au dépar­te­ment depuis 1977. À l’édi­fice Jean-Brillant, seul un labo­ra­toire mésa­dapté était réservé aux étudiant.es de géogra­phie.

M. Marois a été embau­ché dans un contexte où l’on essayait de redon­ner vie au dépar­te­ment de géogra­phie. Tout devait être mis sur pied, notam­ment les labo­ra­toires d’en­sei­gne­ment et de recherche. Il fallait aussi inté­grer la forma­tion infor­ma­tique dans ce labo­ra­toire. Tout était à faire et l’on manquait d’es­pace.

Le manque d’es­pace a provoqué le démé­na­ge­ment dans les lieux actuels. Le Stra­th­cona appar­tient à la Commis­sion scolaire Margue­rite-Bour­geoys, mais après une entente avec l’Uni­ver­sité de Montréal, c’est devenu le repère des géographes. L’es­pace était beau­coup plus grand qu’à Jean-Brillant !

François Cour­chesne, profes­seur au dépar­te­ment

François Cour­chesne, profes­seur au Dépar­te­ment, soulève que comme l’en­tiè­reté du corps profes­so­ral a été embau­chée envi­ron au même moment, une vague de retraites a donc égale­ment eu lieu. En effet, de 2006 à 2016, la majo­rité des profes­seur.es du dépar­te­ment ont pris leur retraite. Cela a fait en sorte qu’il y a aujourd’­hui beau­coup de jeunes profes­seur.es au dépar­te­ment de géogra­phie et que ceux-ci ont des méthodes et des sujets diffé­rents. Ces nouveaux ensei­gnant.es ont plus tendance à travailler en coopé­ra­tion avec les autres dépar­te­ments, ce que le démé­na­ge­ment au campus MIL leur permet­tra de faire plus aisé­ment.

Crédits photos :
Source : 1981, Archives UdeM
Source : Projet Rétro­vi­seur